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mercredi 28 janvier 2009

ECOLE en DANGER

En cette veille de grève (et veille de mes 29 ans !), je ne puis faire autre chose que m'élever contre les idées reçues sur la propension à faire grève de ses "nantis" de professeurs.
Il faut être franc, l'Education Nationale va mal et les Darcos-Pécresse-Fillon ne font pas grand chose pour sauver ce service minimum de l'Etat. Ils se cachent derrière le Service Minimum d'ouverture des classes (ridicule, non organisé et irrespectueux de la sécurité de nos enfants !) et ne font pas leur service minimum de créativité politique.
Telle notre sénatrice qui est en faveur du travail le dimanche et qu'on a du mal à voir dans les festivités sur Vanves le dimanche, notre ministre de la Recherche, Valérie Pécresse a du mal à chercher des solutions pour notre nation qui a besoin de cerveaux : 1000 emplois supprimés au budget 2009, mise à mal des IUT (un vrai fleuron encore décapité par ce conservatisme aveugle) ou démentellement du CNRS.
Darcos ne comprend pas davantage ce qu'est cette Education Nationale qui réclame l'éducation et le caractère national. Comment croire en une éducation qui dénigre la scolarisation jeune ? qui ouvre des réformes des Lycées sans concertation là où lui, n'a plus exercé clairemement depuis des années ? qui ne connaît pas la gestion du personnel : professeurs face à des classes surchargées et professeurs titulaires de zone de remplacement qui ne peuvent préparer une programmation annuelle de qualité car ils sont amenés à changer continuellement d'établissements et de niveaux (6e puis Terminale et classes prépa, du jour au lendemain...) ?
Il convient de leur rappeler que l'éducation, l'hôpital public, la justice, l'audiovisuel, les services de l'emploi, la culture, la Poste, EDF-GDF, la SNCF sont de vrais services à la nation, de vrais lieux qui doivent aider chacun à évoluer, qui permettent l'égalité. Si nous les laissons faire, nous serons complices et collaborateurs d'un système individualiste, clivant et récessif.
GREVE - MANIFESTATIONS
le 29 janvier 2009

mardi 9 décembre 2008

Rétro-réforme des Lycées ou l'Art de ne pas écouter

Aujourd'hui, le professeur que je suis s'est trouvé dans cette situation, dure mais logique, de devoir expliquer aux élèves ce qu'est cette "réforme des lycées". Mon devoir de réserve m'a poussé à expliquer le système mis en place et à donner les arguments de chacun dans sa défense ou sa critique de cette "réforme".
Maintenant, face aux lecteurs de ce blog, je me dois de porter mon opinion personnelle.
En effet, cette "réforme" (notons qu'un élève m'a demandé ce qu'est une réforme... vaste débat à mener collectivement) est un dispositif qui devrait être mis en place l'an prochain, où le système précédent de trois trimestres devient un système binaire à deux semestres. De même, les élèves doivent choisir des options et certains enseignements qui à ce jour sont dispensés à tous deviendront alors des enseignements optionnels (c'est à dire uniquement si l'enfant les choisit). Et que dire du nombre d'heures de cours revu à la baisse! (Travailler moins pour gagner moins)
L'argument habituel voudrait nous faire croire à un système plus uniforme sur le plan européen, plus respectueux du rythme des élèves et plus interactif. Le petit pédagogue que je suis se doit de rappeler à nos "réformistes-rétrogrades" ou RETRO-REFORMISTES que le système qu'ils veulent mettre en place est déséquilibré.
Dans une époque où la mode pousse des familles entières à ne croire qu'en ce sacro-saint Bac Scientifique, où chacun imagine que dans telle ou telle option son enfant se retrouvera dans une classe "meilleure" et où les enfants n'ont jamais été poussés à choisir avec anticipation leur orientation, nous ne pouvons accepter cette erreur monumentale.
L'éducation nationale doit se moderniser, il faut que les classes de Seconde soient dans un dispositif de travail plus encadré, que les jeunes travaillent davantage en autonomie avec des groupes plus restreints et plus personnalisés et qu'ils s'épanouissent dans leur travail d'orientation. Les jeunes ont besoin d'organisation, de méthodes de travail, d'aide à l'orientation. En un mot, les jeunes ont besoin d'hommes et de femmes formés, enseignants, enseignants ayant un pied dans l'entreprise, chercheurs, pédagogues, conseillers d'orientation,... La vraie réforme doit être un débat actif entre tous les acteurs de la vie de la cité : parents, enseignants, entrepreneurs, syndicats, élèves...
Je comprends que beaucoup se mobilisent, que tous s'inquiètent, que certains bloquent leurs lycées. Je ne comprends pas ce gouvernement qui n'écoute pas, ne dialogue pas, ne pense pas...